Public Works and Government Services Canada
Symbol of the Government of Canada

Institutional Links

 
Search

7.2.11 Dialogues et conversations

Le dialogue est généralement annoncé par un guillemet ouvrant au début de la première réplique. Chaque changement d’interlocuteur est ensuite précédé d’un tiret. Le dialogue se termine par un guillemet fermant après la dernière réplique. Il est présenté avec ou sans alinéas. Souvent on se dispense des guillemets, pour ne signaler les interventions des interlocuteurs que par les seuls tirets :

  • Les frères sont tous partis. « Je suis Monsieur Dubois. — Entrez donc, Monsieur Dubois. »
                                                      (J. Ferron.)
  • « Bottom, il fait beau ce matin.
    — C’est toi qui le dis. »
                                                      (R. Ducharme.)
  • Dans la voiture de Jim, je l’interroge :
    — Qu’est-ce?
    — Un accident.
    — Grave?
    — Oui.
    Je me demande s’il fait la bête ou s’il ne sait rien.
                                                      (A. Langevin.)

Quand une réplique est très longue, elle forme de préférence un seul paragraphe, sans alinéas.

Si le dialogue contient une citation, on emploie les procédés qui s’appliquent aux citations doubles (voir 7.2.6 Citation double), par exemple :

  • « Qu’est-ce qu’il a décidé?
    — Il va encore changer d’emploi.
    — Est-ce qu’il connaît le proverbe qui dit que “pierre qui roule n’amasse pas mousse”? »
  • « Qu’est-ce qu’il a décidé?
    — Il va encore changer d’emploi.
    — Est-ce qu’il connaît le proverbe qui dit que pierre qui roule n’amasse pas mousse? »
  • — Qu’est-ce qu’il a décidé?
    — Il va encore changer d’emploi.
    — Est-ce qu’il connaît le proverbe qui dit que « pierre qui roule n’amasse pas mousse »?

De courtes interventions du rédacteur, comme dit-elle, a déclaré le ministre, a-t-il répondu avec hésitation, restent à l’intérieur des guillemets, sauf si elles figurent à la fin du dialogue. Si les interventions sont plus longues, il faut fermer les guillemets, puis les rouvrir. Le rédacteur qui n’utilise pas les guillemets au début et à la fin d’un dialogue doit prendre soin de distinguer très clairement les répliques des interlocuteurs et ses propres interventions.

Dans un procès-verbal, dans un compte rendu de débat ou de conférence, dans la transcription d’une conversation, on se contente d’indiquer dans un caractère quelconque le nom de l’interlocuteur, sans utiliser de guillemets :

  • Mme OUELLETTE : Je ne parle pas des dépenses. Je parle simplement du point de vue de l’environnement.
    M. TACHÉ : Monsieur le Président, je pense que...
  • M. Venizuelos. — Monsieur le Président, je réclame... (Mouvements divers.) Je demande...
    Une voix à gauche. — Demandez toujours.

On utilise une présentation semblable pour les entrevues ou les séries de questions et réponses :

  • Q. — ....................
    R. — ....................