Les éléments de l’adresse sont assujettis à des règles d’écriture particulières. Ces règles, que nous allons passer en revue ci-après, sont conformes aux directives sur la présentation de l’adresse dite « courante » données par la Société canadienne des postes dans sa Norme canadienne d’adressage.
Il convient de présenter les éléments de l’adresse en allant du particulier au général :
En français, le numéro est toujours suivi d’une virgule :
Le terme générique désignant la voie de communication, comme rue, avenue, boulevard, place, chemin, s’écrit en toutes lettres et en minuscules. Mais lorsqu’il est précédé d’un adjectif ordinal, il prend une majuscule, comme c’est toujours le cas pour l’élément spécifique de l’odonyme (voir aussi 3.3.8 Voies de communication). Par ailleurs, si cet élément est composé de plusieurs termes, ces termes sont réunis généralement par un trait d’union :
Il convient de toujours écrire le nom de la voie en toutes lettres et de ne pas supprimer le terme générique. Ainsi, il est incorrect d’écrire 15, Eddy, à la place de 15, rue Eddy.
Le point cardinal prend la majuscule initiale lorsqu’il suit le nom de la rue (voir 3.3.2 Points cardinaux). Les abréviations correspondantes (E., O., S., N.) peuvent être utilisées si l’espace est insuffisant :
Les adresses de la fonction publique comportent souvent un numéro de bureau ou d’étage. Dans ce sens, les termes chambre et suite sont des calques de l’anglais et sont par conséquent à éviter. On indique le bureau et l’étage sur la même ligne que le nom de la rue ou, si l’on manque d’espace, sur la ligne précédente :
À des fins d’uniformisation, on recommande de ne plus utiliser l’expression boîte postale (et son abréviation B.P.), et de se servir plutôt de case postale (abréviation C.P.).
Il ne faut pas confondre case postale et casier postal, le casier étant un meuble, ou la partie d’un meuble, qui contient une série de cases, de compartiments.
Le nom de la ville, ou de la municipalité, s’écrit au long avec une majuscule initiale aux divers éléments de l’appellation. Il est recommandé de respecter, dans la mesure du possible, la forme officielle qui a été établie pour ce nom. Les toponymes (noms de lieux) n’ont, sauf exception, qu’une seule forme officielle.
On écrit également le nom de la province en toutes lettres, à côté du nom de la ville, entre parenthèses :
La Société canadienne des postes a établi, pour chacune des provinces, un indicatif international à deux lettres qu’elle recommande d’utiliser dans l’adresse optimale. L’emploi de ces indicatifs, qui peuvent être facilement lus par des machines, n’est pas conseillé dans la correspondance courante. Le recours à ces symboles est toutefois toléré dans les cas où l’espace est insuffisant pour écrire le nom de la province au long (par exemple dans le cas des enveloppes à fenêtre ou des étiquettes). L’indicatif est alors séparé du nom de la municipalité par une espace, et ne figure pas entre parenthèses :
| Province ou territoire | Indicatif (Postes Canada) |
|---|---|
| Alberta | AB |
| Colombie-Britannique | BC |
| Manitoba | MB |
| Nouveau-Brunswick | NB |
| Terre-Neuve-et-Labrador | NL |
| Nouvelle-Écosse | NS |
| Territoires du Nord-Ouest | NT |
| Nunavut | NU |
| Ontario | ON |
| Île-du-Prince-Édouard | PE |
| Québec | QC |
| Saskatchewan | SK |
| Yukon | YT |
Voir aussi 1.1.26 Provinces et territoires.
Le code postal doit figurer sur la même ligne que les indications de la municipalité et de la province; il est séparé de la mention de la province par deux espaces. En cas de manque de place, il figure sur la dernière ligne, contre la marge de gauche :
Le nom du pays ne figure que sur les envois destinés à l’étranger. On le met seul sur la dernière ligne de l’adresse, en majuscules. On l’écrit de préférence en français ou en anglais, ou dans la langue du pays de destination. Pour ce qui est des autres éléments de l’adresse, on suit les usages du pays de destination :
Selon la Norme canadienne d’adressage de la Société canadienne des postes, l’adresse peut être rédigée en anglais ou en français, au goût du destinataire. Quelques grands principes s’appliquent cependant à la transposition des adresses en français :
On est fondé de le traduire si l’on sait que l’on s’adresse à un francophone. En cas de doute, il faut s’abstenir.
Il n’est conseillé de traduire ces mentions que si on en connaît la forme officielle en français.
Les génériques Tower, Complex, Centre peuvent être traduits par les termes « tour », « complexe », « centre ». Quant au terme Building, qui peut se traduire par « édifice » ou par « immeuble », il n’est pas traduit lorsqu’il entre dans une appellation dont il n’existe pas d’équivalent officiel en français.
Il est conseillé de traduire uniquement les termes génériques pour lesquels il n’existe en français qu’un seul équivalent (soit Street, Avenue, Boulevard). À noter que les termes Street et Avenue ne sont pas traduits lorsqu’ils sont précédés d’un numéral ordinal :
On ne met pas de virgule entre le numéro et l’odonyme dans les cas où l’on n’a pas traduit celui-ci :
Le point cardinal est traduit chaque fois que le générique l’a été.
Dans les cas où l’odonyme est donné en français, on traduit les termes Apartment, Room, Suite, Floor, Ground Floor par « appartement », « porte » ou « bureau », « étage », « rez-de-chaussée ».
Les adresses ainsi traduites ne présenteront pas toujours un aspect homogène, c’est-à-dire qu’elles pourront comporter des éléments en français et d’autres en anglais. Cette incohérence apparente se justifie par le fait que chaque élément de l’adresse concerne des personnes et des services différents (le facteur, le destinataire, etc.).
Si on doit taper l’adresse du destinataire dans le corps de la lettre (ou dans un texte suivi), les éléments sont séparés par des virgules, sauf le code postal qui est séparé de la mention de la province par deux espaces.
© Public Works and Government Services Canada, 2013
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