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12.1 Dans les bibliographies

12.1.1 Place de la bibliographie

La bibliographie est habituellement placée en fin d’ouvrage. Elle précède toujours l’index. On la met parfois en début d’ouvrage, notamment dans les travaux savants. Elle peut aussi être répartie dans tout l’ouvrage, à la fin de chaque chapitre. Dans certains cas, elle constitue même un document distinct.

Lorsqu’un ouvrage traite d’un vaste sujet et que chacun des chapitres est consacré à une question différente, il peut être pratique d’établir une bibliographie générale pour signaler les ouvrages traitant globalement du sujet, et des bibliographies spécialisées pour donner la liste des ouvrages se rapportant aux différentes questions. La bibliographie générale se met en fin de volume (toujours avant l’index), tandis que les bibliographies spécialisées peuvent être insérées à la fin de chaque chapitre ou placées en fin d’ouvrage à la suite de la bibliographie générale.

La bibliographie peut être :

  • exhaustive, si elle répertorie la totalité des documents consultés en cours de rédaction, ainsi que d’autres documents qui, de l’avis de l’auteur, peuvent intéresser le lecteur;
  • sommaire, si elle ne signale que les documents cités dans le texte;
  • critique ou analytique, si chaque notice est accompagnée d’un commentaire sur l’importance et d’autres caractéristiques du document.

On peut imaginer bien sûr d’autres modes de présentation possibles, telle la création de catégories selon le type de documents : par exemple, une section pour les ouvrages généraux, une autre pour les articles de périodiques, etc.

12.1.2 Éléments de la référence

En principe, une notice complète se compose, dans l’ordre, des éléments suivants :

  • l’auteur
  • le titre
  • les auteurs secondaires
  • le numéro de l’édition
  • l’adresse bibliographique
  • le nombre de pages ou de volumes
  • la collection
  • les notes (renseignements supplémentaires)

Dans les listes bibliographiques, la mention de l’auteur se termine toujours par un point. Les autres éléments sont séparés par une virgule, et le nom de la collection est suivi d’un point. S’il y a des notes, elles sont ajoutées après ce point, et se terminent aussi par un point. On a donc le schéma suivant :

  • Nom de l’auteur. Titre, auteurs secondaires, numéro de l’édition, adresse bibliographique, nombre de pages, collection. Notes.

Dans la pratique, les notices bibliographiques se présentent la plupart du temps sous une forme abrégée. Par exemple, on mentionne rarement le nombre de pages. Souvent, on ne donne que le nom de l’auteur, le titre, le numéro de l’édition et l’année de publication. Les autres éléments peuvent d’ailleurs être considérés comme facultatifs. Le schéma suivant est donc très fréquent :

  • Nom de l’auteur. Titre, numéro de l’édition, année de publication.

Que les notices soient complètes ou abrégées, il est important de les présenter de façon uniforme à l’intérieur d’une même bibliographie. De plus, il faut veiller à ce que chacune fournisse les éléments essentiels à l’identification précise du document, de manière à ne pas causer de confusion chez le lecteur.

12.1.3 Auteur

a) Un seul auteur

Le nom de famille est transcrit au long, en majuscules ou en petites capitales, et suivi d’une virgule. Vient ensuite le prénom (parfois abrégé), en caractères ordinaires :

  • JASMIN, Claude.
         ou
    Jasmin, Claude.

b) Plusieurs auteurs

S’il y a deux ou trois auteurs, le nom du premier auteur est inversé et son prénom est toujours suivi d’une virgule. Le dernier nom est relié au précédent par et. Les noms sont retranscrits dans l’ordre où ils apparaissent sur le document :

  • Mailhot, Laurent, et Benoît Melançon.
  • Bélanger, Jules, Marc Desjardins et Yves Frenette.

En général, on n’inscrit pas plus de trois auteurs. Lorsqu’il y en a quatre ou plus, on ne mentionne que le nom de l’auteur principal, suivi d’une virgule et de l’expression « et coll. » (abrév. de et collaborateurs), « et autres » ou « et al. » (du latin et alii, « et autres »), bien que certains considèrent et al. comme un anglicisme :

  • Linteau, Paul-André, et coll.

Cette règle n’est pas toujours suivie : dans l’usage, il arrive assez souvent que l’on mentionne les noms des quatre ou cinq auteurs d’un document.

Remarque

Lorsqu’un recueil est formé des contributions de divers auteurs réunies par un « éditeur scientifique », la notice bibliographique est souvent établie au titre de l’ouvrage. L’éditeur scientifique est considéré comme un « auteur secondaire » du document (voir 12.1.5 Auteur secondaire), et son nom apparaît après le titre :

  • Le système politique québécois, recueil de textes préparé par Édouard Cloutier et Daniel Latouche,
  • Nouvelles de Montréal, sous la direction de Micheline La France,

On rencontre aussi dans l’usage les abréviations « dir. » (pour « directeur ») et « éd. » (pour « éditeur »). Lorsqu’elles sont employées, le directeur ou l’éditeur tient lieu d’auteur, et la notice est en général établie à son nom :

  • Brown, Craig, dir., Histoire générale du Canada,

c) Collectivité

On entend par collectivité les organismes, les associations, les institutions, les sociétés commerciales et les administrations publiques. On ne met pas l’article initial devant le nom de la collectivité. Dans une liste bibliographique, il s’écrit comme un nom de famille, c’est-à-dire en capitales :

  • Association canadienne de volleyball.

Si la collectivité relève d’une autre collectivité, on inscrit d’abord le nom de la principale. Les deux noms sont séparés par un point. Il n’est pas nécessaire d’inscrire le nom de la collectivité principale lorsque aucune ambiguïté n’est possible :

  • Canada. Ministère des Communications.
  • Québec. Commission de toponymie.
  • Bibliothèque nationale du Canada.

Normalement, il vaut mieux limiter à trois les noms des collectivités responsables du contenu d’un document :

  • Canada. Travaux publics et Services gouvernementaux. Bureau de la traduction.

Quelques cas font l’objet de règles particulières :

Sigle

Si la collectivité est aussi connue sous un sigle, on retient quand même l’appellation au long :

  • Confédération des syndicats nationaux (et non CSN).

Acronyme

Si une collectivité est mieux connue sous un acronyme, c’est-à-dire un sigle qui se prononce comme un mot, on retient l’acronyme :

  • Unesco (plutôt que Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Ministère

Dans le cas d’un ministère, on inscrit d’abord le nom géographique de l’instance politique (pays, province, État), puis le nom légal du ministère :

  • Canada. Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration
    (plutôt que Citoyenneté et Immigration Canada).

Corps législatif

Si le document est produit par un corps législatif, il faut d’abord inscrire le nom géographique de l’instance politique :

  • Canada. Parlement. Chambre des communes.
  • Québec. Assemblée nationale.

Tribunal

La vedette est établie au nom de l’instance politique qui exerce le pouvoir :

  • Canada. Cour suprême.
  • Ontario. Cour suprême.

Collectif

Si l’ouvrage est produit par un groupe de personnes qui forment un collectif, la notice est établie au nom du collectif :

  • Collectif Clio. L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles,

d) Auteur inconnu

Lorsque le nom de l’auteur est inconnu, la notice bibliographique est simplement établie au titre du document.

12.1.4 Titre

a) Règle générale

Le titre du document se compose toujours en italique :

  • Jasmin, Claude. Le gamin,
  • Ricard, François. La génération lyrique,
  • Mailhot, Laurent, et Benoît Melançon. Le Conseil des arts du Canada, 1957-1982,
  • Bélanger, Jules, Marc Desjardins et Yves Frenette. Histoire de la Gaspésie,
  • Canada. Ministère des Communications. Rapport annuel 1969-1970,
  • Québec. Commission de toponymie. Répertoire toponymique du Québec,

À défaut d’italique, on souligne le titre :

  • Ricard, François. La génération lyrique,

b) Sous-titre

Si le document comporte un sous-titre et qu’on choisit de l’indiquer dans la notice, on le met aussi en italique, en le séparant du titre par les deux points :

  • Grevisse, Maurice. Le bon usage : grammaire française,
  • Linteau, Paul-André, et coll. Histoire du Québec contemporain, vol. 2 : le Québec depuis 1930,

c) Type de document

Si la consultation du document requiert l’emploi d’un appareil, il y a lieu d’indiquer immédiatement après le titre de quel type de document il s’agit : disquette, film, diapositive, etc. (voir 12.4.10 Document électronique, et 12.4.11 Film ou vidéo). Cette mention se place entre parenthèses. Il va de soi qu’une telle mention n’est pas nécessaire lorsque tous les documents répertoriés dans la bibliographie sont du même type :

  • Comment lancer une entreprise (enregistrement vidéo),
  • Complexe Grande Baleine (film),

d) Titre étranger

Les titres en langue étrangère sont présentés de la même façon qu’en français, sauf pour l’emploi des majuscules et la ponctuation interne, qui doivent être conformes à l’original :

  • Skelton, Margaret. A Critical History of Modern Dance,
  • Bothwell, Robert, Ian Drummond et John English. Canada since 1945: Power, Politics and Provincialism,
  • Von Keitz, S., et W. von Keitz. Bibliotheks- und Informationswissenschaft,
  • Cabré, M. Teresa. La terminologia: la teoria, les mètodes, les aplications,
  • Martellotti, G., et coll. La litteratura italiana : Storia e testi,

e) Titre bilingue

Lorsque le titre d’un document est donné en deux ou plusieurs langues sur la même page de titre, chaque titre parallèle est annoncé par un symbole d’égalité, précédé et suivi d’une espace (voir aussi 12.4.1 Document bilingue) :

  • Péron, Michel, et John Berridge. Le langage de l’économie = The Language of Economics,

f) Traduction du titre

Lorsque le rédacteur juge important à la fois de donner le titre original et de le traduire, ou d’en traduire un élément, l’élément traduit est placé entre parenthèses, en caractères ordinaires, après le titre original :

  • Anglo-russki slovar po nadezhnosti i kontroliu kachestva (dictionnaire anglais-russe de la fiabilité et du contrôle de la qualité),

12.1.5 Auteur secondaire

On entend par auteur secondaire la personne ou la collectivité qui a joué un rôle secondaire dans la réalisation d’un document. La nature de sa contribution est mentionnée : par exemple, on indique s’il a été « éditeur scientifique » (celui qui a établi le texte), illustrateur, intervieweur, préfacier, rédacteur, réalisateur, traducteur, etc. Cette mention vient après le titre :

  • Wharton, Edith. Le fils et autres nouvelles, traduit de l’anglais par Anne Rolland,
  • Goscinny, René. Astérix aux jeux olympiques, avec des dessins de Uderzo,
  • Bélanger, Jules, Marc Desjardins et Yves Frenette. Histoire de la Gaspésie, avec la collaboration de Pierre Dansereau,
  • Roberge, Michel. La classification universelle des documents administratifs, préface d’André Pitre,
  • Taylor, Charles. Les pourquoi d’un philosophe, entrevue réalisée par Georges-Hébert Germain,
  • MORENCY, Pierre. L’œil américain, préface de Jean-Jacques Brochier, illustrations de Pierre Lussier,
  • Boucher, Denise. Les fées ont soif : théâtre, introduction de Lise Gauvin, préface de Claire Lejeune,
  • Austruy, Jacques. Le scandale du développement, avec des commentaires par G. Leduc et L.-J. Lebret, et une bibliographie analytique et critique par Guy Claire,
  • Histoire du catholicisme québécois, sous la direction de Nive Voisine,

On considère également comme auteur secondaire l’individu qui, au sein d’une collectivité, réalise pour celle-ci un document qui a un caractère administratif (p. ex. un guide), expose les vues de la collectivité en question (p. ex. un mémoire) ou rend compte de ses activités (p. ex. un rapport) :

  • Commission des biens culturels du Québec. Le patrimoine maritime au Québec : état de la situation et recommandations, rapport réalisé par François Picard,
  • Ontario. Ministère de l’éducation. Guide à l’intention des correcteurs-réviseurs, lecteurs d’épreuves, rédacteurs et traducteurs, préparé par Gilles Huot,

Dans les autres cas, le document est inscrit sous le nom de l’individu qui l’a réalisé, tandis que le nom de la collectivité apparaît dans l’adresse bibliographique.

12.1.6 Numéro de l’édition

Le numéro de l’édition est transcrit tel qu’il figure dans le document. Il est toujours écrit en chiffres arabes. On se sert des abréviations usuelles pour transcrire ces renseignements :

  • nouv. éd.
  • 2e éd.
  • 3e éd. ent. rev. et corr.
  • 5e éd. rev. par l’auteur

En général, on ne mentionne pas le numéro dans le cas d’une première édition. On peut le faire cependant si le document répertorié a fait l’objet d’éditions ultérieures.

12.1.7 Adresse bibliographique

L’adresse bibliographique comporte trois éléments : le lieu de publication, la maison d’édition, la date de publication. Ces trois éléments sont séparés par des virgules. Il faut suivre le même modèle quelle que soit la langue du document :

  • Montréal, Fides, 1994
  • Oxford, Pergamon Press, 1986
  • Munich, K.G. Saur, 1987

a) Lieu de publication

On ajoute entre parenthèses le nom du pays, de la province, de l’État américain, etc., lorsque cette précision est jugée indispensable pour indiquer avec exactitude de quel lieu il s’agit, surtout si l’endroit est peu connu ou s’il y a risque de confusion avec un autre endroit :

  • Alleur (Belgique)
  • Cambridge (Mass.)
  • London (Ont.)

Lorsque le document fait mention de plusieurs lieux de publication pour un même éditeur, seul le premier est indiqué dans la notice :

  • Montréal, McGraw-Hill (et non Montréal, Toronto, New York…)

Si le lieu de publication est inconnu, on inscrit l’abréviation « s.l. » (sans lieu) :

  • Société de Banque suisse. Petit dictionnaire financier et bancaire, s.l.,

b) Maison d’édition

On supprime du nom de la maison d’édition les termes accessoires tels que « Cie », « Ltée », « Inc. » et, dans le cas d’un organisme, l’article initial :

  • Montréal, Linguatech
  • Alleur (Belgique), Marabout
  • Ottawa, Association du Barreau canadien (et non L’Association du Barreau canadien)
  • Montréal, Université de Montréal, Département de sociologie

Il arrive que l’auteur d’un document en soit lui-même l’éditeur. On peut alors soit inscrire la mention « chez l’auteur » ou reprendre le nom de l’auteur dans l’adresse bibliographique sous une forme abrégée :

  • Ramat, Aurel. Le Ramat de la typographie, Montréal, chez l’auteur,
  • Ramat, Aurel. Le Ramat de la typographie, Montréal, A. Ramat,

Dans le cas d’une collectivité-éditeur qui est aussi l’auteur du document, on peut employer une forme abrégée avec article, comme « le Ministère », « l’Organisation », « l’Association », « le Conseil », ou le sigle s’il s’agit d’un organisme :

  • Québec. Ministère des Affaires culturelles. Les bibliothèques publiques du Québec, Québec, le Ministère,
  • Organisation internationale de normalisation. Documentation — Références bibliographiques — Contenu, forme et structure, Genève, ISO,

Pour les coéditions, le nom de chaque maison d’édition est précédé du lieu de publication. Les groupes composés du lieu de publication et de la maison d’édition sont séparés par un point-virgule :

  • Poulin, Jacques. Le vieux chagrin, Arles, Actes Sud; Montréal, Leméac,

Si le nom de l’éditeur est inconnu, on inscrit l’abréviation « s.n. » (sans nom) :

  • Marbot, René. Organisation, méthodes et techniques, Paris, s.n.,

c) Date de publication

La date de publication est l’année où est parue l’édition du document qui fait l’objet de la notice. Elle correspond habituellement à la date du « copyright », qui, dans les livres, figure en général au verso de la page de titre. Parfois une date de publication apparaît séparément sur la page de titre ou au verso. Il ne faut pas confondre la date de publication avec la simple date de réimpression. Elle s’écrit en chiffres arabes :

  • Montréal, Linguatech, 1988
  • Alleur (Belgique), Marabout, 1994
  • Ottawa, le Ministère, 1970
  • Ottawa, Association du Barreau canadien, 1992

Pour les coéditions, on n’inscrit l’année de publication qu’une seule fois :

  • Arles, Actes Sud; Montréal, Leméac, 1989

Quand la date de publication est inconnue, on peut indiquer soit la date d’impression, soit la date probable à laquelle le document a été publié, suivie d’un point d’interrogation entre parenthèses :

  • l995 (?)

Si la date est tout à fait inconnue, on utilise l’abréviation « s.d. » (sans date) :

  • Bourassa, Robert. L’énergie du Nord : la force du Québec, Montréal, Québec/Amérique, s.d.
Remarques
  1. Si on ne connaît ni le lieu ni la date de publication, on emploie l’abréviation « s.l.n.d. » (sans lieu ni date). Dans les travaux savants, lorsque les renseignements voulus n’apparaissent pas dans le document mais sont connus par le biais d’une autre source, on les indique entre crochets :

    • Lefebvre, Henri. La vie quotidienne dans le monde moderne, Gallimard, s.l.n.d. [Paris, 1968].

  2. Quand la publication d’un ouvrage en plusieurs volumes s’étale sur plus d’une année, on signale la date de parution du premier volume et la date de parution du dernier, en reliant les deux dates par un trait d’union :

    • 1994-1995

    Si la publication n’est pas encore terminée, on inscrit la date de parution du premier volume, suivie d’un trait d’union et de quelques espaces blancs :

    • 1994-     ,

  3. Lorsqu’un livre fait l’objet d’une nouvelle édition (et non d’une simple réimpression), on indique la date de publication de la dernière édition. On peut, par souci de précision, mentionner aussi l’adresse bibliographique de l’édition originale :

    • Ferron, Jacques. Contes, Montréal, Hurtubise HMH, 1968; Montréal, Bibliothèque québécoise, 1993.

    On n’indique pas habituellement la date de réimpression. Mais si un livre est repris dans une collection de poche, il peut être utile d’indiquer la date de publication de l’édition originale, qui est habituellement la date du copyright, en la faisant précéder d’un petit c, collé contre le chiffre :

    • Archambault, Gilles. Un après-midi de septembre : récit, Montréal, Boréal, c1993, 1994, « Boréal compact ».

12.1.8 Nombre de pages ou de volumes

On indique le nombre de pages d’un ouvrage par l’abréviation « p. », précédée du numéro de la dernière page. Le nombre de volumes est suivi de l’abréviation « vol. » :

  • 128 p. 
  • vol.

On peut aussi indiquer en chiffres romains le nombre de pages liminaires du document, le cas échéant :

  • xii-128 p.

Pour les documents non imprimés, l’information équivalente concerne le nombre d’unités matérielles : nombre de bobines, de disquettes, de diapositives, etc. Comme cette information est parfois complexe, il est préférable de la placer dans les notes à la fin de la notice, de manière à bien la séparer des autres éléments. Voir 12.1.10 Notes.

12.1.9 Collection

Si le document fait partie d’une collection, il peut être utile d’en indiquer le nom, entre guillemets, et de préciser, s’il y a lieu, le numéro que porte le document dans la collection :

  • « Les usuels du Robert »
  • « Boréal compact »,  60

12.1.10 Notes

Il est souvent pratique de donner à la fin d’une notice des renseignements additionnels sur le document : titre de l’original d’une traduction, contenu d’un recueil, renseignements sur l’édition, accessibilité d’un document, titre de l’autre version d’un document bilingue, configuration minimale pour consulter un CD-ROM, adresse sur Internet, etc. Il peut y avoir plusieurs notes successives, séparées chacune par un point :

  • À paraître.
  • Édition limitée à 100 exemplaires.
  • Conçu pour Apple Macintosh, 128k, 256k.
  • d’éd. : Entreprises Radio-Canada, SMS 5047.
  • Résumé d’une thèse de doctorat présentée aux HEC.
  • Texte en anglais et en français disposé tête-bêche. Titre anglais : Optimum: the Journal of Public Sector Management.

C’est dans les notes qu’on indique le nombre d’unités matérielles pour les documents non imprimés (voir 12.4.10 Document électronique, et 12.4.11 Film ou vidéo). On peut juger utile de bien spécifier le type d’appareil requis :

  • 3 disques sonores.
  • 5 diapositives.
  • 1 disque, 5 1/4 po.
  • 2 microfiches, 240 images.
  • 1 vidéocassette, 5 min, 1/2 po.
  • 1 bobine de film, 25 min, l6 mm.

Les notes doivent être brèves. Il ne faut pas surcharger la notice : seuls sont inscrits les renseignements jugés vraiment essentiels.

12.1.11 Liste d’exemples

Une notice complète aura en principe la forme suivante :

  • Nom de l’auteur, prénom. Titre, auteurs secondaires, numéro de l’édition, lieu de publication, maison d’édition, date de publication, nombre de pages, « Collection ». Notes.

Voici des exemples de notices, complètes et incomplètes, telles qu’elles apparaîtraient dans une liste bibliographique :

  • Jasmin, Claude. Le gamin, Montréal, L’Hexagone, 1990.
  • Archambault, Gilles. Un après-midi de septembre : récit, Montréal, Boréal, c1993, 1994, « Boréal compact »,  60.
  • Canada. Conseil du Trésor. Le guide des gestionnaires, 3e éd., Ottawa, le Conseil, 1993.
  • Canada. Ministère des Communications. Rapport annuel 1969-1970, Ottawa, le Ministère, 1970.
  • Linteau, Paul-André, et coll. Histoire du Québec contemporain, vol. 2 : le Québec depuis 1930, nouv. éd. rév., Montréal, Boréal, 1989, « Boréal compact »,  15.
  • Hamelin, Louis-Edmond. Le Canada, Paris, Presses universitaires de France, 1963, coll. « Magellan ».
  • Catherine, Robert. Le style administratif, nouv. éd. rev. et augm., Paris, Albin Michel, 1988, 181 p.
  • Morency, Pierre. L’œil américain, préface de Jean-Jacques Brochier, illustrations de Pierre Lussier, Montréal, Boréal, 1989.
  • Poulin, Jacques. Le vieux chagrin, Arles, Actes Sud; Montréal, Leméac, 1989.
  • Ramat, Aurel. Le Ramat de la typographie, Montréal, chez l’auteur, 1994.
  • Bourassa, Robert. L’énergie du Nord : la force du Québec, Montréal, Québec/Amérique, s.d., 223 p.
  • Laumonnier, Robert. Cultures légumières, 3e éd. ent. rev. et corr., Paris, J.-B. Ballière, 1978-1979, 3 vol., coll. « Encyclopédie agricole ».
  • Pichette, Serge. Concepts et techniques de négociations lors des transferts de technologie : brevets d’inventions et « know-how », Montréal, École des hautes études commerciales, 1981, 106 p., « Les cahiers du CETAI »,  81-04. Résumé d’une thèse de doctorat présentée aux HEC.
  • Richter, Brigitte. Précis de bibliothéconomie : pratique de la fonction documentaire, avec la collaboration de Marcelle Ménil et de Maurice Richter, 4e éd. rév. et mise à jour, Munich, K.G. Saur, 1987, ix-289 p. Publié antérieurement sous le titre : Bibliothéconomie. Comprend un index.
  • Roberge, Michel. La classification universelle des documents administratifs, préface d’André Pitre, 1re éd., La Pocatière (Québec), Documentor, 1985, 247 p., coll. « Accès à l’information administrative »,  8.
  • Mailhot, Laurent, et Benoît MELANÇON. Le Conseil des arts du Canada, 1957-1982, Montréal, Leméac, 1982, 400 p.
  • Clas, André, et Paul A. HORGUELIN. Le français, langue des affaires, Montréal, McGraw-Hill, 1991.
  • Greenwood, N.N., et A. Earnshaw. Chemistry of the Elements, 1re éd. réimprimée et corrigée, Oxford, Pergamon Press, 1986.
  • Essays on Meteorology and Climatology: In Honour of Richmond W. Longley, publié sous la direction de K.D. Hage et E.R. Reinelt, Edmonton, University of Alberta, Department of Geography, 1978, xxxi- 429 p., « University of Alberta Studies in Geography », Monograph 3.
  • Bourron, Yves. 72 fiches de pédagogie audio-visuelle, Paris, Les Éditions d’Organisation, 1978, coll. « EO/formation permanente », dirigée par Armand Dayan. Avec 14 diapositives.
  • Société de Banque suisse. Petit dictionnaire financier et bancaire, s.l., Société de Banque suisse, 1987.
  • Ontario. Ministère de l’Éducation. Guide à l’intention des correcteurs-réviseurs, lecteurs d’épreuves, rédacteurs et traducteurs, préparé par Gilles Huot, Toronto, le Ministère, 1989.
  • Canada. Rapport du Comité d’étude de la politique culturelle fédérale, Ottawa, Ministre des Approvisionnements et Services, 1982, 392 p. Rapport Applebaum-Hébert.
Remarque

On notera que, dans le cas des documents en langue étrangère, les éléments de la notice sont traduits en français, sauf bien sûr le titre [mais voir 12.1.4f) Titre] et les noms propres.