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2.3 Le nombre en chiffres

2.3.1 Nombres entiers

On doit toujours respecter scrupuleusement l’intégrité arithmétique d’un nombre : on ne le coupe donc jamais en fin de ligne (voir aussi 4.3 Les coupures non permises).

a) Triades

Les nombres de plus de trois chiffres sont formés de triades, complètes ou non, séparées par une espace : de droite à gauche pour les nombres entiers (2 650; 53 000; 360 000), et de gauche à droite à partir de la ponctuation décimale pour les fractions (56 789,432 19). La séparation n’est cependant jamais obligatoire quand le nombre comporte seulement quatre chiffres :

  • 1 500 lettres ou 1500 lettres

On ne sépare pas les tranches de trois chiffres dans les nombres qui ont une fonction de numérotage : millésimes, matricules, articles de lois, numéros de vers, de pages ou de chapitres, adresses, etc. :

  • l’année 1995
  • le dossier 16145
  • 10400, rue Laurier

b) Abrègement

On n’abrège pas les nombres exprimés totalement en chiffres quand cela peut nuire à la clarté de l’énoncé ou créer une équivoque. Ainsi, on écrira :

  • Il traite de 2 000 à 3 000 demandes par année (et non de 2 à 3 000 demandes).

2.3.2 Fractions ordinaires

Les fractions ordinaires s’écrivent généralement en toutes lettres (voir 2.2.1 Nombres à composer en toutes lettres), mais dans certains cas, par exemple dans les ouvrages de mathématiques, les documents financiers et les textes scientifiques ou techniques, elles doivent être écrites en chiffres. Il convient alors d’observer les règles suivantes :

Dans les ouvrages scientifiques et les manuels scolaires, le numérateur et le dénominateur, centrés l’un au-dessus de l’autre, sont séparés par une barre horizontale

  •  1
     2
  •  2
     3
  •  3
     4
  •  4
     5

L’emploi de la barre horizontale étant peu commode, il est de plus en plus courant de séparer les deux termes de la fraction par une barre oblique 

  • 1/2
  • 2/3
  • 3/4
  • 4/5

Bien que, dans certaines fractions, le dénominateur ait l’apparence d’un nombre ordinal (4/5 se dit « quatre cinquièmes »), il n’est jamais suivi du e abréviatif.

On n’utilise pas les fractions ordinaires avec les symboles du Système international d’unités. On n’écrira donc pas 1/2 km, mais 0,5 km.

2.3.3 Fractions décimales

Les fractions décimales sont normalement écrites en chiffres.

a) Signe décimal

Le signe décimal en français est la virgule. Elle n’est ni précédée ni suivie d’une espace. C’est l’usage que recommandent l’ACNOR, l’ISO, l’AFNOR et le BNQ.

Les décimales ne sont jamais séparées de l’unité. On écrit donc :

  • 1,50 m (et non 1 m,50 nim 50)
  • 3,25 km (et nonkm,25 nikm 25)

b) Emploi du zéro

Lorsque le nombre est inférieur à un, la virgule décimale doit être précédée d’un zéro :

  • 0,55 kg
  • 0,767 mm
  • 0,1 kPa

Placé après le signe décimal, le zéro ajoute un élément de précision utile aux statisticiens. En effet, dans l’exemple suivant :

  • Les installations génératrices ont fourni 15,0 % de toute l’énergie produite pendant l’année.

l’expression 15,0 % signale que le chiffre réel de production est compris entre 14,96 et 15,04 %, alors que 15 % signifierait que le chiffre réel se situe entre 14,6 et 15,4 %.

La pratique de Statistique Canada est de mettre le zéro après la virgule dans les tableaux (presque toujours publiés en présentation bilingue), mais de le supprimer lorsqu’il est évident que les calculs, dans les textes, ont été poussés à deux ou trois décimales.

c) Arrondissement des fractions

Dans un texte courant, il n’y a pas lieu de pousser une fraction jusqu’à sa dernière décimale. Cette recherche de la précision absolue est d’ailleurs impossible pour les fractions dites périodiques (3/11 ~ 0,272727…; 2/13 ~ 0,153846153846…; 7/11 ~ 0,636363…), où les mêmes groupes de chiffres reviennent indéfiniment dans le même ordre.

L’Association canadienne de normalisation recommande de conserver un nombre de chiffres significatifs de la partie décimale selon la méthode suivante :

  • Lorsque le premier chiffre supprimé est inférieur à cinq, le dernier chiffre retenu reste inchangé. Par exemple, 3,141 326 arrondi à quatre chiffres devient 3,141.
  • Lorsque le premier chiffre supprimé est supérieur à cinq, ou lorsque c’est un cinq suivi d’au moins un chiffre différent de zéro, le chiffre que l’on retient est augmenté d’une unité. Par exemple, 2,213 72 arrondi à quatre chiffres devient 2,214. Et 4,168 501 arrondi à quatre chiffres devient 4,169.
  • Lorsque le premier chiffre supprimé est cinq, et qu’il n’est suivi que de zéros, le chiffre que l’on retient est augmenté d’une unité s’il s’agit d’un chiffre impair, et reste inchangé dans le cas d’un chiffre pair. Par exemple, 2,35 arrondi à deux chiffres devient 2,4. Et 2,45 arrondi à deux chiffres devient aussi 2,4.

2.3.4 Chiffres romains

La numération romaine repose, comme on le sait, sur la relation d’équivalence entre les majuscules I, V, X, L, C, D, M, et les valeurs numériques 1, 5, 10, 50, 100, 500 et 1 000 qui leur sont assignées. À partir de cette base, on compose les différents nombres :

Par addition, quand une lettre est supérieure ou égale à la suivante;

Par soustraction, quand une lettre est inférieure à la suivante.

On n’utilise pas plus de trois fois le même signe, sauf pour le chiffre IIII (4) sur les cadrans d’horloge, usage qui remonte à une très vieille tradition. Ainsi on aura, par décomposition :

Chiffres romains Valeurs numériques
XVII 10 + 5 + 1 + 1 = 17
XXIV 10 + 10 + (-1 + 5) = 24
XLIII (-10 + 50) + 1 + 1 + 1 = 43
XCVI (-10 + 100) + 5 + 1 = 96
CMXCIX (-100 + 1000) + (-10 + 100) + (-1 + 10) = 999
MCMLXXX 1000 + (-100 + 1000) + 50 + 10 + 10 + 10 = 1980 

2.3.5 Nombres à composer en chiffres romains

Malgré l’utilisation de plus en plus courante d’autres systèmes, les chiffres romains conservent certaines de leurs fonctions traditionnelles. On y recourt encore pour représenter le nombre qui précise le rang d’un élément particulier dans un ensemble. Les chiffres romains servent généralement à indiquer :

L’ordre dans un ouvrage de facture classique

  • Des divisions principales (tome, livre, volume, partie, fascicule, section, acte) et divisions secondaires (chapitre, leçon, scène, poème, strophe, etc.). Font exception premier et première, qui s’écrivent habituellement en toutes lettres dans les titres;
  • Des pages préliminaires (préface, avant-propos, introduction, etc.);
  • Des hors-texte (illustrations, cartes, tableaux, planches et tirés à part);
  • Des appendices et annexes.

On écrit ainsi :

  • En vertu de la partie XV de l’annexe III de la Loi sur
  • Le Cid, acte I, scène II.
  • À la fin du chapitre X du tome III des Essais, Montaigne…

Mais, dans le cas des mots premier et première disposés en vedette, dans un titre par exemple, on écrit :

  • ACTE PREMIER
  • PREMIÈRE PARTIE
  • Premier tableau
  • Chapitre premier

Les grandes manifestations convoquées périodiquement

  • Les XXIes Jeux olympiques ont eu lieu à Montréal en 1976.

Les siècles et les millénaires

  • le XVIIIe siècle ou l’Europe des lumières

On les écrit aussi en toutes lettres ou en chiffres arabes (p. ex. : 18e siècle). Les noms des siècles sont souvent composés en petites capitales dans les textes imprimés, mais les majuscules ordinaires sont aussi acceptées et c’est ce que nous recommandons par souci de simplification.

Les dynasties et certains régimes politiques

  • le IIIe Reich ou le Troisième Reich

Le rang des souverains de même lignée

  • Pierre III, roi d’Aragon, régna en Sicile sous le nom de Pierre Ier.

Les divisions principales des livres saints

  • Samuel I et Samuel II désignent aujourd’hui les deux premiers Livres des Rois de l’Ancien Testament.

Pour les chapitres et les versets, on emploie toutefois les chiffres arabes.

Les tableaux du chemin de la Croix

  • La Ire station rappelle la scène du tribunal.

L’année dans une inscription sur un monument, sur la page frontispice d’un livre, au générique d’un film ou d’une émission de télévision :

  • MCMLXXXVIII