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12.1.3 Auteur

a) Un seul auteur

Le nom de famille est transcrit au long, en majuscules ou en petites capitales, et suivi d’une virgule. Vient ensuite le prénom (parfois abrégé), en caractères ordinaires :

  • JASMIN, Claude.
         ou
    Jasmin, Claude.

b) Plusieurs auteurs

S’il y a deux ou trois auteurs, le nom du premier auteur est inversé et son prénom est toujours suivi d’une virgule. Le dernier nom est relié au précédent par et. Les noms sont retranscrits dans l’ordre où ils apparaissent sur le document :

  • Mailhot, Laurent, et Benoît Melançon.
  • Bélanger, Jules, Marc Desjardins et Yves Frenette.

En général, on n’inscrit pas plus de trois auteurs. Lorsqu’il y en a quatre ou plus, on ne mentionne que le nom de l’auteur principal, suivi d’une virgule et de l’expression « et coll. » (abrév. de et collaborateurs), « et autres » ou « et al. » (du latin et alii, « et autres »), bien que certains considèrent et al. comme un anglicisme :

  • Linteau, Paul-André, et coll.

Cette règle n’est pas toujours suivie : dans l’usage, il arrive assez souvent que l’on mentionne les noms des quatre ou cinq auteurs d’un document.

Remarque

Lorsqu’un recueil est formé des contributions de divers auteurs réunies par un « éditeur scientifique », la notice bibliographique est souvent établie au titre de l’ouvrage. L’éditeur scientifique est considéré comme un « auteur secondaire » du document (voir 12.1.5 Auteur secondaire), et son nom apparaît après le titre :

  • Le système politique québécois, recueil de textes préparé par Édouard Cloutier et Daniel Latouche,
  • Nouvelles de Montréal, sous la direction de Micheline La France,

On rencontre aussi dans l’usage les abréviations « dir. » (pour « directeur ») et « éd. » (pour « éditeur »). Lorsqu’elles sont employées, le directeur ou l’éditeur tient lieu d’auteur, et la notice est en général établie à son nom :

  • Brown, Craig, dir., Histoire générale du Canada,

c) Collectivité

On entend par collectivité les organismes, les associations, les institutions, les sociétés commerciales et les administrations publiques. On ne met pas l’article initial devant le nom de la collectivité. Dans une liste bibliographique, il s’écrit comme un nom de famille, c’est-à-dire en capitales :

  • Association canadienne de volleyball.

Si la collectivité relève d’une autre collectivité, on inscrit d’abord le nom de la principale. Les deux noms sont séparés par un point. Il n’est pas nécessaire d’inscrire le nom de la collectivité principale lorsque aucune ambiguïté n’est possible :

  • Canada. Ministère des Communications.
  • Québec. Commission de toponymie.
  • Bibliothèque nationale du Canada.

Normalement, il vaut mieux limiter à trois les noms des collectivités responsables du contenu d’un document :

  • Canada. Travaux publics et Services gouvernementaux. Bureau de la traduction.

Quelques cas font l’objet de règles particulières :

Sigle

Si la collectivité est aussi connue sous un sigle, on retient quand même l’appellation au long :

  • Confédération des syndicats nationaux (et non CSN).

Acronyme

Si une collectivité est mieux connue sous un acronyme, c’est-à-dire un sigle qui se prononce comme un mot, on retient l’acronyme :

  • Unesco (plutôt que Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Ministère

Dans le cas d’un ministère, on inscrit d’abord le nom géographique de l’instance politique (pays, province, État), puis le nom légal du ministère :

  • Canada. Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration
    (plutôt que Citoyenneté et Immigration Canada).

Corps législatif

Si le document est produit par un corps législatif, il faut d’abord inscrire le nom géographique de l’instance politique :

  • Canada. Parlement. Chambre des communes.
  • Québec. Assemblée nationale.

Tribunal

La vedette est établie au nom de l’instance politique qui exerce le pouvoir :

  • Canada. Cour suprême.
  • Ontario. Cour suprême.

Collectif

Si l’ouvrage est produit par un groupe de personnes qui forment un collectif, la notice est établie au nom du collectif :

  • Collectif Clio. L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles,

d) Auteur inconnu

Lorsque le nom de l’auteur est inconnu, la notice bibliographique est simplement établie au titre du document.

12.1.5 Auteur secondaire

On entend par auteur secondaire la personne ou la collectivité qui a joué un rôle secondaire dans la réalisation d’un document. La nature de sa contribution est mentionnée : par exemple, on indique s’il a été « éditeur scientifique » (celui qui a établi le texte), illustrateur, intervieweur, préfacier, rédacteur, réalisateur, traducteur, etc. Cette mention vient après le titre :

  • Wharton, Edith. Le fils et autres nouvelles, traduit de l’anglais par Anne Rolland,
  • Goscinny, René. Astérix aux jeux olympiques, avec des dessins de Uderzo,
  • Bélanger, Jules, Marc Desjardins et Yves Frenette. Histoire de la Gaspésie, avec la collaboration de Pierre Dansereau,
  • Roberge, Michel. La classification universelle des documents administratifs, préface d’André Pitre,
  • Taylor, Charles. Les pourquoi d’un philosophe, entrevue réalisée par Georges-Hébert Germain,
  • MORENCY, Pierre. L’œil américain, préface de Jean-Jacques Brochier, illustrations de Pierre Lussier,
  • Boucher, Denise. Les fées ont soif : théâtre, introduction de Lise Gauvin, préface de Claire Lejeune,
  • Austruy, Jacques. Le scandale du développement, avec des commentaires par G. Leduc et L.-J. Lebret, et une bibliographie analytique et critique par Guy Claire,
  • Histoire du catholicisme québécois, sous la direction de Nive Voisine,

On considère également comme auteur secondaire l’individu qui, au sein d’une collectivité, réalise pour celle-ci un document qui a un caractère administratif (p. ex. un guide), expose les vues de la collectivité en question (p. ex. un mémoire) ou rend compte de ses activités (p. ex. un rapport) :

  • Commission des biens culturels du Québec. Le patrimoine maritime au Québec : état de la situation et recommandations, rapport réalisé par François Picard,
  • Ontario. Ministère de l’éducation. Guide à l’intention des correcteurs-réviseurs, lecteurs d’épreuves, rédacteurs et traducteurs, préparé par Gilles Huot,

Dans les autres cas, le document est inscrit sous le nom de l’individu qui l’a réalisé, tandis que le nom de la collectivité apparaît dans l’adresse bibliographique.

12.4.4 Partie d’un livre

Une notice bibliographique peut porter sur une partie d’un livre plutôt que sur le livre complet : chapitre, section, contribution, essai, nouvelle, poème, etc. Chaque partie peut être d’un auteur différent, comme dans le cas de textes réunis dans un même recueil par un « éditeur scientifique » [voir 12.1.3b) R.1 Auteur]. Sont également considérés comme parties de livres les articles de dictionnaires et d’encyclopédies.

Le titre de la partie se met toujours entre guillemets, celui du livre en italique (voir aussi 7.3.2 Livres, journaux, revues et oeuvres d’art). Dans une notice complète figurent en outre la mention des pages où se trouve la partie répertoriée, et le volume s’il s’agit d’un dictionnaire ou d’une encyclopédie :

  • Ferron, Jacques. « Une fâcheuse compagnie », Contes, Montréal, Bibliothèque québécoise, 1993, p. 60-63.
  • Reggiani, Serge. « À Jean Cocteau », Dernier courrier avant la nuit, Paris, L’Archipel, 1995, p. 33-42.
  • Lipovetsky, Gilles. « La société humoristique », L’ère du vide, Paris, Gallimard, c1983, 1989, coll. « Folio ». Chapitre V de l’ouvrage.
  • Bonenfant, Jean-Charles. « Le cadre institutionnel du système politique québécois », Le système politique québécois, recueil de textes préparé par Édouard Cloutier et Daniel Latouche, Montréal, Hurtubise HMH, 1979, 555 p., coll. « L’homme dans la société ».
  • « Congo », Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, Paris, Larousse, 1982, vol. 3.

On peut juger plus clair d’employer la préposition dans, ou le mot latin in, lorsque l’auteur de la partie et celui de l’ouvrage ne sont pas la même personne. Le nom de l’auteur de l’ouvrage s’écrit alors sans inversion :

  • Jacob, Suzanne. « Le réveillon », in François Gallays, Anthologie de la nouvelle au Québec,
  • Carrier, Denis. « La stratégie de la négociation collective », dans Noël Mallette, La gestion des relations de travail au Québec,

Certains généralisent à tous les cas cet emploi de dans ou de in :

  • Lipovetsky, Gilles. « La société humoristique », dans L’ère du vide, Paris, Gallimard, c1983, 1989, coll. « Folio ».
  • Normand, X. « Pétrole : le raffinage », dans Encyclopædia Universalis, Paris, Encyclopædia Universalis, 1972, vol. 11, p. 882-886.