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12.1.7 Adresse bibliographique

L’adresse bibliographique comporte trois éléments : le lieu de publication, la maison d’édition, la date de publication. Ces trois éléments sont séparés par des virgules. Il faut suivre le même modèle quelle que soit la langue du document :

  • Montréal, Fides, 1994
  • Oxford, Pergamon Press, 1986
  • Munich, K.G. Saur, 1987

a) Lieu de publication

On ajoute entre parenthèses le nom du pays, de la province, de l’État américain, etc., lorsque cette précision est jugée indispensable pour indiquer avec exactitude de quel lieu il s’agit, surtout si l’endroit est peu connu ou s’il y a risque de confusion avec un autre endroit :

  • Alleur (Belgique)
  • Cambridge (Mass.)
  • London (Ont.)

Lorsque le document fait mention de plusieurs lieux de publication pour un même éditeur, seul le premier est indiqué dans la notice :

  • Montréal, McGraw-Hill (et non Montréal, Toronto, New York…)

Si le lieu de publication est inconnu, on inscrit l’abréviation « s.l. » (sans lieu) :

  • Société de Banque suisse. Petit dictionnaire financier et bancaire, s.l.,

b) Maison d’édition

On supprime du nom de la maison d’édition les termes accessoires tels que « Cie », « Ltée », « Inc. » et, dans le cas d’un organisme, l’article initial :

  • Montréal, Linguatech
  • Alleur (Belgique), Marabout
  • Ottawa, Association du Barreau canadien (et non L’Association du Barreau canadien)
  • Montréal, Université de Montréal, Département de sociologie

Il arrive que l’auteur d’un document en soit lui-même l’éditeur. On peut alors soit inscrire la mention « chez l’auteur » ou reprendre le nom de l’auteur dans l’adresse bibliographique sous une forme abrégée :

  • Ramat, Aurel. Le Ramat de la typographie, Montréal, chez l’auteur,
  • Ramat, Aurel. Le Ramat de la typographie, Montréal, A. Ramat,

Dans le cas d’une collectivité-éditeur qui est aussi l’auteur du document, on peut employer une forme abrégée avec article, comme « le Ministère », « l’Organisation », « l’Association », « le Conseil », ou le sigle s’il s’agit d’un organisme :

  • Québec. Ministère des Affaires culturelles. Les bibliothèques publiques du Québec, Québec, le Ministère,
  • Organisation internationale de normalisation. Documentation — Références bibliographiques — Contenu, forme et structure, Genève, ISO,

Pour les coéditions, le nom de chaque maison d’édition est précédé du lieu de publication. Les groupes composés du lieu de publication et de la maison d’édition sont séparés par un point-virgule :

  • Poulin, Jacques. Le vieux chagrin, Arles, Actes Sud; Montréal, Leméac,

Si le nom de l’éditeur est inconnu, on inscrit l’abréviation « s.n. » (sans nom) :

  • Marbot, René. Organisation, méthodes et techniques, Paris, s.n.,

c) Date de publication

La date de publication est l’année où est parue l’édition du document qui fait l’objet de la notice. Elle correspond habituellement à la date du « copyright », qui, dans les livres, figure en général au verso de la page de titre. Parfois une date de publication apparaît séparément sur la page de titre ou au verso. Il ne faut pas confondre la date de publication avec la simple date de réimpression. Elle s’écrit en chiffres arabes :

  • Montréal, Linguatech, 1988
  • Alleur (Belgique), Marabout, 1994
  • Ottawa, le Ministère, 1970
  • Ottawa, Association du Barreau canadien, 1992

Pour les coéditions, on n’inscrit l’année de publication qu’une seule fois :

  • Arles, Actes Sud; Montréal, Leméac, 1989

Quand la date de publication est inconnue, on peut indiquer soit la date d’impression, soit la date probable à laquelle le document a été publié, suivie d’un point d’interrogation entre parenthèses :

  • l995 (?)

Si la date est tout à fait inconnue, on utilise l’abréviation « s.d. » (sans date) :

  • Bourassa, Robert. L’énergie du Nord : la force du Québec, Montréal, Québec/Amérique, s.d.
Remarques
  1. Si on ne connaît ni le lieu ni la date de publication, on emploie l’abréviation « s.l.n.d. » (sans lieu ni date). Dans les travaux savants, lorsque les renseignements voulus n’apparaissent pas dans le document mais sont connus par le biais d’une autre source, on les indique entre crochets :

    • Lefebvre, Henri. La vie quotidienne dans le monde moderne, Gallimard, s.l.n.d. [Paris, 1968].

  2. Quand la publication d’un ouvrage en plusieurs volumes s’étale sur plus d’une année, on signale la date de parution du premier volume et la date de parution du dernier, en reliant les deux dates par un trait d’union :

    • 1994-1995

    Si la publication n’est pas encore terminée, on inscrit la date de parution du premier volume, suivie d’un trait d’union et de quelques espaces blancs :

    • 1994-     ,

  3. Lorsqu’un livre fait l’objet d’une nouvelle édition (et non d’une simple réimpression), on indique la date de publication de la dernière édition. On peut, par souci de précision, mentionner aussi l’adresse bibliographique de l’édition originale :

    • Ferron, Jacques. Contes, Montréal, Hurtubise HMH, 1968; Montréal, Bibliothèque québécoise, 1993.

    On n’indique pas habituellement la date de réimpression. Mais si un livre est repris dans une collection de poche, il peut être utile d’indiquer la date de publication de l’édition originale, qui est habituellement la date du copyright, en la faisant précéder d’un petit c, collé contre le chiffre :

    • Archambault, Gilles. Un après-midi de septembre : récit, Montréal, Boréal, c1993, 1994, « Boréal compact ».