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2.3.5 Nombres à composer en chiffres romains

Malgré l’utilisation de plus en plus courante d’autres systèmes, les chiffres romains conservent certaines de leurs fonctions traditionnelles. On y recourt encore pour représenter le nombre qui précise le rang d’un élément particulier dans un ensemble. Les chiffres romains servent généralement à indiquer :

L’ordre dans un ouvrage de facture classique

  • Des divisions principales (tome, livre, volume, partie, fascicule, section, acte) et divisions secondaires (chapitre, leçon, scène, poème, strophe, etc.). Font exception premier et première, qui s’écrivent habituellement en toutes lettres dans les titres;
  • Des pages préliminaires (préface, avant-propos, introduction, etc.);
  • Des hors-texte (illustrations, cartes, tableaux, planches et tirés à part);
  • Des appendices et annexes.

On écrit ainsi :

  • En vertu de la partie XV de l’annexe III de la Loi sur
  • Le Cid, acte I, scène II.
  • À la fin du chapitre X du tome III des Essais, Montaigne…

Mais, dans le cas des mots premier et première disposés en vedette, dans un titre par exemple, on écrit :

  • ACTE PREMIER
  • PREMIÈRE PARTIE
  • Premier tableau
  • Chapitre premier

Les grandes manifestations convoquées périodiquement

  • Les XXIes Jeux olympiques ont eu lieu à Montréal en 1976.

Les siècles et les millénaires

  • le XVIIIe siècle ou l’Europe des lumières

On les écrit aussi en toutes lettres ou en chiffres arabes (p. ex. : 18e siècle). Les noms des siècles sont souvent composés en petites capitales dans les textes imprimés, mais les majuscules ordinaires sont aussi acceptées et c’est ce que nous recommandons par souci de simplification.

Les dynasties et certains régimes politiques

  • le IIIe Reich ou le Troisième Reich

Le rang des souverains de même lignée

  • Pierre III, roi d’Aragon, régna en Sicile sous le nom de Pierre Ier.

Les divisions principales des livres saints

  • Samuel I et Samuel II désignent aujourd’hui les deux premiers Livres des Rois de l’Ancien Testament.

Pour les chapitres et les versets, on emploie toutefois les chiffres arabes.

Les tableaux du chemin de la Croix

  • La Ire station rappelle la scène du tribunal.

L’année dans une inscription sur un monument, sur la page frontispice d’un livre, au générique d’un film ou d’une émission de télévision :

  • MCMLXXXVIII

5.2.1 Livres, journaux, revues et œuvres d’art

On met normalement en italique les titres de livres, d’écrits divers, d’œuvres d’art, de films, de poèmes, de pièces de théâtre, de disques, de chansons, d’émissions de radio et de télévision, de documents électroniques :

  • Bonheur d’occasion raconte les tribulations de la famille Lacasse.
  • Une année en Provence s’est vendu à des millions d’exemplaires.
  • Précis d’océanologie
  • le Dictionnaire des termes publicitaires
  • extrait du Manuel de la politique administrative
  • le Capriccio italien de Tchaïkovski
  • Elle rêve de jouer dans Andromaque de Racine.
  • La danse de Matisse est exposée à l’Ermitage.
  • Le penseur de Rodin a été coulé d’une seule pièce.
  • Fritz Lang a tourné Metropolis en 1926.
  • C’était Lili Marlene, une vieille chanson qu’il aimait beaucoup (J. Poulin).
  • L’émission Le temps d’une paix a battu tous les records d’audience.
  • le Larousse multimédia encyclopédique
  • le logiciel CorelDRAW

Il en va de même des titres de journaux, de périodiques et de publications semblables :

  • le journal La Presse
  • le New York Times
  • L’actualité
  • L’Express
  • la revue Commerce
  • un numéro spécial de Science et Vie
  • l’hebdomadaire allemand Der Spiegel
  • le New England Journal of Medicine
  • la Gazette du Canada
  • La Gazette officielle du Québec

On observe dans ces exemples que seuls les mots faisant partie du titre exact sont en italique.

Très souvent, on mentionne une partie d’une publication ou une partie d’une œuvre conjointement avec le titre de la publication ou de l’œuvre d’où elle est tirée. Il est usuel de mettre le titre de la partie entre guillemets et le titre principal en italique :

  • « Le Vaisseau d’Or » est tiré des Poésies complètes de Nelligan.
  • « La chute de la maison Usher » figure dans les Histoires extraordinaires d’Edgar Allan Poe.
  • Ci-joint une photocopie du chapitre intitulé « L’emploi et le chômage » dans Le nouvel État industriel de J. K. Galbraith.
  • Il faut lire dans la revue Pour la Science l’article « Informatique et liberté ».
  • Le « Libera me » du Requiem de Fauré est sublime.

Dans une étude qui ferait mention de nombreux articles ou parties d’œuvres, il pourrait être plus commode de mettre tous les titres en italique. De même, si l’on cite seulement une partie d’une œuvre sans mentionner l’œuvre, on peut employer l’italique :

  • Nelligan est l’auteur du Vaisseau d’Or.

Le nom des livres sacrés s’écrit en caractères ordinaires :

  • la Bible
  • l’Évangile selon saint Luc
  • la Tora
  • le Coran
  • La Genèse est le premier livre de l’Ancien Testament.

Quant aux noms de prières, l’usage est variable. Ils s’écrivent parfois en italique, parfois en romain :

  • En disant le chapelet, ils récitent le Je crois en Dieu, des Notre Père et des Je vous salue Marie.
  • Réciter trois Pater et deux Ave.
Remarques
  1. On peut choisir d’employer les guillemets au lieu de l’italique pour les livres, les œuvres d’art, les films, les disques, etc. (voir 7.3.2 Livres, journaux, revues et oeuvres d’art). Dans l’usage, toutefois, l’italique tend nettement à l’emporter.
  2. Il est courant qu’un journal ou un périodique utilise les petites capitales au lieu de l’italique pour citer son propre nom à l’intérieur de ses pages.

12.1.3 Auteur

a) Un seul auteur

Le nom de famille est transcrit au long, en majuscules ou en petites capitales, et suivi d’une virgule. Vient ensuite le prénom (parfois abrégé), en caractères ordinaires :

  • JASMIN, Claude.
         ou
    Jasmin, Claude.

b) Plusieurs auteurs

S’il y a deux ou trois auteurs, le nom du premier auteur est inversé et son prénom est toujours suivi d’une virgule. Le dernier nom est relié au précédent par et. Les noms sont retranscrits dans l’ordre où ils apparaissent sur le document :

  • Mailhot, Laurent, et Benoît Melançon.
  • Bélanger, Jules, Marc Desjardins et Yves Frenette.

En général, on n’inscrit pas plus de trois auteurs. Lorsqu’il y en a quatre ou plus, on ne mentionne que le nom de l’auteur principal, suivi d’une virgule et de l’expression « et coll. » (abrév. de et collaborateurs), « et autres » ou « et al. » (du latin et alii, « et autres »), bien que certains considèrent et al. comme un anglicisme :

  • Linteau, Paul-André, et coll.

Cette règle n’est pas toujours suivie : dans l’usage, il arrive assez souvent que l’on mentionne les noms des quatre ou cinq auteurs d’un document.

Remarque

Lorsqu’un recueil est formé des contributions de divers auteurs réunies par un « éditeur scientifique », la notice bibliographique est souvent établie au titre de l’ouvrage. L’éditeur scientifique est considéré comme un « auteur secondaire » du document (voir 12.1.5 Auteur secondaire), et son nom apparaît après le titre :

  • Le système politique québécois, recueil de textes préparé par Édouard Cloutier et Daniel Latouche,
  • Nouvelles de Montréal, sous la direction de Micheline La France,

On rencontre aussi dans l’usage les abréviations « dir. » (pour « directeur ») et « éd. » (pour « éditeur »). Lorsqu’elles sont employées, le directeur ou l’éditeur tient lieu d’auteur, et la notice est en général établie à son nom :

  • Brown, Craig, dir., Histoire générale du Canada,

c) Collectivité

On entend par collectivité les organismes, les associations, les institutions, les sociétés commerciales et les administrations publiques. On ne met pas l’article initial devant le nom de la collectivité. Dans une liste bibliographique, il s’écrit comme un nom de famille, c’est-à-dire en capitales :

  • Association canadienne de volleyball.

Si la collectivité relève d’une autre collectivité, on inscrit d’abord le nom de la principale. Les deux noms sont séparés par un point. Il n’est pas nécessaire d’inscrire le nom de la collectivité principale lorsque aucune ambiguïté n’est possible :

  • Canada. Ministère des Communications.
  • Québec. Commission de toponymie.
  • Bibliothèque nationale du Canada.

Normalement, il vaut mieux limiter à trois les noms des collectivités responsables du contenu d’un document :

  • Canada. Travaux publics et Services gouvernementaux. Bureau de la traduction.

Quelques cas font l’objet de règles particulières :

Sigle

Si la collectivité est aussi connue sous un sigle, on retient quand même l’appellation au long :

  • Confédération des syndicats nationaux (et non CSN).

Acronyme

Si une collectivité est mieux connue sous un acronyme, c’est-à-dire un sigle qui se prononce comme un mot, on retient l’acronyme :

  • Unesco (plutôt que Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Ministère

Dans le cas d’un ministère, on inscrit d’abord le nom géographique de l’instance politique (pays, province, État), puis le nom légal du ministère :

  • Canada. Ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration
    (plutôt que Citoyenneté et Immigration Canada).

Corps législatif

Si le document est produit par un corps législatif, il faut d’abord inscrire le nom géographique de l’instance politique :

  • Canada. Parlement. Chambre des communes.
  • Québec. Assemblée nationale.

Tribunal

La vedette est établie au nom de l’instance politique qui exerce le pouvoir :

  • Canada. Cour suprême.
  • Ontario. Cour suprême.

Collectif

Si l’ouvrage est produit par un groupe de personnes qui forment un collectif, la notice est établie au nom du collectif :

  • Collectif Clio. L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles,

d) Auteur inconnu

Lorsque le nom de l’auteur est inconnu, la notice bibliographique est simplement établie au titre du document.