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5.3.3 Latin

Les locutions latines, abrégées ou non, et en particulier celles utilisées dans les travaux de recherche et d’édition, s’écrivent généralement en italique :

  • ad libitum
  • ad lib.
  • de facto
  • de jure
  • ibidem
  • ibid.
  • idem
  • id.
  • in extenso
  • in fine
  • infra
  • loco citato
  • loc. cit.
  • opere citato
  • op. cit.
  • supra

Il convient d’observer que lorsque, dans une référence bibliographique, le mot idem (ou id.) remplace le nom d’un auteur déjà cité dans une note précédente, il peut être composé dans le même caractère que le nom qu’il remplace. Le mot ibidem (ou ibid.), qui remplace le titre d’un ouvrage déjà cité, reste toujours en italique (voir aussi 12.2.3 Abréviation des références) :

  • J. Éthier-Blais, Autour de Borduas, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1979, p. 77.
    Id., ibid., p. 140.
  • Id., Dictionnaire de moi-même, Montréal, Leméac, 1987, p. 109.

Les expressions et les mots latins qui sont francisés ou vraiment entrés dans l’usage français se composent en romain :

  • alter ego
  • a priori
  • curriculum vitae
  • de visu
  • erratum (errata)
  • etc.
  • ex-libris
  • grosso modo
  • in vitro
  • modus vivendi
  • nec plus ultra
  • persona non grata
  • post-scriptum
  • sine qua non
  • statu quo
  • vice-versa

Noter qu’a priori s’écrit sans accent sur le a. Il n’est pas toujours facile de savoir si un mot latin doit être mis en italique, d’autant moins que les dictionnaires français impriment en général tous les mots latins en caractères ordinaires. Il faut suivre l’évolution de l’usage. Il est préférable, en cas d’hésitation, de choisir l’italique pour les mots latins.

Bien qu’assimilés depuis longtemps par le français, les mots sic, bis, ter, quater, etc., se composent toujours en italique :

  • 14 bis de la rue des Remparts
  • l’article 5 ter du règlement
  • Ce n’était, ont déclaré les dirigeants, qu’une simple technicalité [sic].

Les noms attribués au genre et à l’espèce en botanique et en zoologie, ainsi que les désignations latines de syndromes et de maladies, accompagnés ou non de l’article défini, s’écrivent en italique :

  • L’angine de poitrine (Angina pectoris) est plus fréquente chez l’homme que chez la femme.
  • La fétuque des prés (Festuca pratensis) joue un rôle important dans la production fourragère.
  • Thunnus thynnus (Thon rouge) appartient à la famille des scombridés.
  • Le Balaenoptera borealis (Rorqual boréal) se distingue du B. physalus par sa silhouette plus trapue.

Les citations latines se composent en italique :

  • C’est Tacite qui a dit : « Omne ignotum promagnifico » (« Tout nouveau, tout beau »).

12.2.3 Abréviation des références

Lorsqu’un document est cité pour la première fois dans une note, on donne une référence assez complète. Mais lorsque le même document est cité plus d’une fois, on a recours par souci de simplification à divers procédés :

a) Auteur et titre

On ne répète que le nom de l’auteur (avec ou sans le prénom) et le titre :

  • 2. Pierre Morency, L’œil américain, p. 114.

b) Auteur et titre abrégé

On ne retient qu’un mot clé du titre ou que les premiers mots :

  • 1. Paul-André Linteau et coll., Histoire du Québec contemporain, vol. 2 : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1989, p. 422. Ci-après Histoire.

    2. Linteau, Histoire, p. 741.

c) Abréviations latines

Les deux abréviations latines les plus couramment utilisées sont ibid. et op. cit. :

Ibid. (pour ibidem), qui veut dire « au même endroit », est utilisé lorsqu’on cite le même document dans deux notes consécutives. On fait suivre l’abréviation du numéro de la page citée, sauf s’il s’agit de la même page :

  • 4. Paul-André Linteau et coll., Histoire du Québec contemporain, vol. 2 : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1989, p. 422.

    5. Ibid., p. 741.

    6. Ibid.

Op. cit. (pour opere citato) signifie « dans l’ouvrage cité ». Cette abréviation est concurrencée par son équivalent français « ouvr. cité ». L’une ou l’autre abréviation renvoie à une référence antérieure à la référence précédente. Elle est précédée du nom de l’auteur et suivie du numéro de la page :

  • 4. Paul-André Linteau et coll., Histoire du Québec contemporain, vol. 2 : le Québec depuis 1930, Montréal, Boréal, 1989, p. 741.

    5. Louis-Edmond Hamelin, Le Canada, Paris, Presses universitaires de France, 1963, p. 73.

    6. Paul-André Linteau et coll., op. cit., p. 422.
    ou
    6. Paul-André Linteau et coll., ouvr. cité, p. 422.

On emploie de moins en moins les abréviations loc. cit. et id. :

Loc. cit. (pour loco citato), « à l’endroit cité », renvoie à la même page d’un document qui a déjà été cité dans une référence antérieure à la référence précédente. L’abréviation est précédée du nom de l’auteur. Au lieu de loc. cit., on peut simplement donner le nom de l’auteur, un titre abrégé et le numéro de la page :

  • 1. Ferdinand de Saussure, Cours de linguistique générale, p. 160.

    2. André Clas et Paul Horguelin, Le français, langue des affaires, 3e éd., Montréal, McGraw-Hill, 1991, p. 168.

    3. Saussure, loc. cit.
    ou
    3. Saussure, Cours, p. 160.

Id. (pour idem), qui signifie « le même auteur », peut être utilisé lorsqu’on cite deux ouvrages du même auteur dans deux notes consécutives. Suivent le titre de l’ouvrage et l’adresse bibliographique, s’il y a lieu. Si on ne veut pas employer id., on peut répéter le nom de l’auteur :

  • 1. Jacques Gandouin, Guide du protocole et des usages, Paris, Stock, 1984, p. 84.

    2. Id., Correspondance et rédaction administratives, Paris, Armand Colin, 1988, p. 45.
    ou
    2. Jacques Gandouin, Correspondance et rédaction administratives, Paris, Armand Colin, 1988, p. 45.

Toutes ces abréviations s’écrivent dans le même caractère que les mots qu’elles remplacent : c’est pourquoi « Id. » est en caractères ordinaires, et non en italique.