Les locutions latines, abrégées ou non, et en particulier celles utilisées dans les travaux de recherche et d’édition, s’écrivent généralement en italique :
Il convient d’observer que lorsque, dans une référence bibliographique, le mot idem (ou id.) remplace le nom d’un auteur déjà cité dans une note précédente, il peut être composé dans le même caractère que le nom qu’il remplace. Le mot ibidem (ou ibid.), qui remplace le titre d’un ouvrage déjà cité, reste toujours en italique (voir aussi 12.2.3 Abréviation des références) :
Les expressions et les mots latins qui sont francisés ou vraiment entrés dans l’usage français se composent en romain :
Généralement, le tiret indique la répétition dans l’usage européen, la nullité dans l’usage canadien. Il convient de faire à ce sujet deux mises au point :
Si les ouvrages européens donnent bel et bien le tiret comme un signe de répétition, un nombre non négligeable d’entre eux mettent en garde contre l’ambiguïté que peut entraîner l’emploi de ce signe dans des colonnes de chiffres, le tiret pouvant dans ce contexte être interprété comme un signe de nullité. À noter, comme le rappellent ces ouvrages, que le danger d’équivoque disparaît quand le tiret concerne des mots :
Dans l’usage canadien, le tiret marque effectivement la nullité. Cependant, son emploi dans un tableau n’en demeure pas moins potentiellement équivoque, ne serait-ce que parce qu’il est considéré comme un signe de répétition dans la plus grande partie de la francophonie.
C’est pourquoi dans tous les contextes où son emploi peut prêter à confusion, notamment dans les tableaux comportant des chiffres, il est préférable de remplacer le tiret par une mention qui soit interprétée de la même façon par tous les francophones, en l’occurrence par des zéros ou par les mots néant, rien ou non déterminé (n.d.).
Pour indiquer la répétition, on utilise les guillemets (voir 7.3.1 Tableaux et catalogues) ou le mot idem.
Lorsqu’un document est cité pour la première fois dans une note, on donne une référence assez complète. Mais lorsque le même document est cité plus d’une fois, on a recours par souci de simplification à divers procédés :
On ne répète que le nom de l’auteur (avec ou sans le prénom) et le titre :
On ne retient qu’un mot clé du titre ou que les premiers mots :
Les deux abréviations latines les plus couramment utilisées sont ibid. et op. cit. :
Ibid. (pour ibidem), qui veut dire « au même endroit », est utilisé lorsqu’on cite le même document dans deux notes consécutives. On fait suivre l’abréviation du numéro de la page citée, sauf s’il s’agit de la même page :
Op. cit. (pour opere citato) signifie « dans l’ouvrage cité ». Cette abréviation est concurrencée par son équivalent français « ouvr. cité ». L’une ou l’autre abréviation renvoie à une référence antérieure à la référence précédente. Elle est précédée du nom de l’auteur et suivie du numéro de la page :
On emploie de moins en moins les abréviations loc. cit. et id. :
Loc. cit. (pour loco citato), « à l’endroit cité », renvoie à la même page d’un document qui a déjà été cité dans une référence antérieure à la référence précédente. L’abréviation est précédée du nom de l’auteur. Au lieu de loc. cit., on peut simplement donner le nom de l’auteur, un titre abrégé et le numéro de la page :
Id. (pour idem), qui signifie « le même auteur », peut être utilisé lorsqu’on cite deux ouvrages du même auteur dans deux notes consécutives. Suivent le titre de l’ouvrage et l’adresse bibliographique, s’il y a lieu. Si on ne veut pas employer id., on peut répéter le nom de l’auteur :
Toutes ces abréviations s’écrivent dans le même caractère que les mots qu’elles remplacent : c’est pourquoi « Id. » est en caractères ordinaires, et non en italique.
© Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, 2013
TERMIUM Plus®, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
Outils d'aide à la rédaction – Le guide du rédacteur
Un produit du Bureau de la traduction