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5.4.2 Éléments extérieurs au texte

On compose en italique certaines indications au lecteur qui, sans faire partie du texte principal, l’explicitent ou le commentent. Il en va ainsi des indications d’interruption, de bruits, de marques d’approbation accueillant les remarques d’un orateur dans les procès-verbaux, les comptes rendus, les transcriptions de débats :

  • M. Venizuelos. — Monsieur le Président, je réclame… (Mouvements divers.) Je demande…
  • Une voix à gauche. — Demandez toujours. (Rires.)

La règle est la même pour les titres, fonctions ou grades des participants :

  • M. Rivera, directeur général de l’Office intercontinental. — Monsieur le Président, j’ai l’honneur de déposer le rapport provisoire de notre groupe d’étude.
  • M. Young, secrétaire de laconférence. — On m’a prié d’informer les délégués…

On met en italique les mots Report, À reporter, dans un texte de comptabilité ou de statistique, ainsi que les formules À suivre, Suite, Suite et fin, Suite de la page précédente, Suite à la page… ou leurs équivalents dans un journal ou une publication périodique. Les parenthèses entourant ces formules restent en romain, c’est-à-dire droites :

  • (Suite à la page 10)

Dans la présentation d’une pièce de théâtre, on compose en italique la description des décors, des éclairages, des costumes, des jeux de scène, des jeux de physionomie, les précisions de mise en scène et toutes les informations placées entre parenthèses :

  • Entre Clov, la lunette à la main.
  • CLOV. — Je suis de retour, avec la lunette. (Il va vers la fenêtre à droite, la regarde.) Il me faut l’escabeau.
  • HAMM. — Pourquoi? Tu as rapetissé? (Clov sort, la lunette à la main.) Je n’aime pas ça, je n’aime pas ça.
  • (S. Beckett, Fin de partie.)
Remarque

Quand on ne dispose pas de l’italique, il est courant de laisser toutes les indications complémentaires du texte en caractères ordinaires.

6.10.1 Dialogues et comptes rendus

Le tiret marque un changement d’interlocuteur dans un dialogue :

  • Victor s’adressant à son père :
    — Peut-on être puni pour quelque chose qu’on n’a pas fait, papa?
    — Mais non, voyons! Pourquoi?
    — Parce que je n’ai pas fait mes devoirs.

Dans les comptes rendus de réunions, le tiret sépare le nom de l’interlocuteur du texte de son intervention; il est alors le plus souvent précédé d’un point :

  • Odile Bérubé. — Nous n’aurons pas les ressources nécessaires pour mener ce projet à terme.
    Simon Ladéroute. — Je ne vois qu’une solution : l’abandonner.

7.2.11 Dialogues et conversations

Le dialogue est généralement annoncé par un guillemet ouvrant au début de la première réplique. Chaque changement d’interlocuteur est ensuite précédé d’un tiret. Le dialogue se termine par un guillemet fermant après la dernière réplique. Il est présenté avec ou sans alinéas. Souvent on se dispense des guillemets, pour ne signaler les interventions des interlocuteurs que par les seuls tirets :

  • Les frères sont tous partis. « Je suis Monsieur Dubois. — Entrez donc, Monsieur Dubois. »
                                                      (J. Ferron.)
  • « Bottom, il fait beau ce matin.
    — C’est toi qui le dis. »
                                                      (R. Ducharme.)
  • Dans la voiture de Jim, je l’interroge :
    — Qu’est-ce?
    — Un accident.
    — Grave?
    — Oui.
    Je me demande s’il fait la bête ou s’il ne sait rien.
                                                      (A. Langevin.)

Quand une réplique est très longue, elle forme de préférence un seul paragraphe, sans alinéas.

Si le dialogue contient une citation, on emploie les procédés qui s’appliquent aux citations doubles (voir 7.2.6 Citation double), par exemple :

  • « Qu’est-ce qu’il a décidé?
    — Il va encore changer d’emploi.
    — Est-ce qu’il connaît le proverbe qui dit que “pierre qui roule n’amasse pas mousse”? »
  • « Qu’est-ce qu’il a décidé?
    — Il va encore changer d’emploi.
    — Est-ce qu’il connaît le proverbe qui dit que pierre qui roule n’amasse pas mousse? »
  • — Qu’est-ce qu’il a décidé?
    — Il va encore changer d’emploi.
    — Est-ce qu’il connaît le proverbe qui dit que « pierre qui roule n’amasse pas mousse »?

De courtes interventions du rédacteur, comme dit-elle, a déclaré le ministre, a-t-il répondu avec hésitation, restent à l’intérieur des guillemets, sauf si elles figurent à la fin du dialogue. Si les interventions sont plus longues, il faut fermer les guillemets, puis les rouvrir. Le rédacteur qui n’utilise pas les guillemets au début et à la fin d’un dialogue doit prendre soin de distinguer très clairement les répliques des interlocuteurs et ses propres interventions.

Dans un procès-verbal, dans un compte rendu de débat ou de conférence, dans la transcription d’une conversation, on se contente d’indiquer dans un caractère quelconque le nom de l’interlocuteur, sans utiliser de guillemets :

  • Mme OUELLETTE : Je ne parle pas des dépenses. Je parle simplement du point de vue de l’environnement.
    M. TACHÉ : Monsieur le Président, je pense que...
  • M. Venizuelos. — Monsieur le Président, je réclame... (Mouvements divers.) Je demande...
    Une voix à gauche. — Demandez toujours.

On utilise une présentation semblable pour les entrevues ou les séries de questions et réponses :

  • Q. — ....................
    R. — ....................