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calembour

Un calembour consiste à interchanger des mots qui se ressemblent, mais qui ont un sens différent, pour créer un effet comique.

Faux proverbe

Le faux proverbe est un jeu de mots basé sur une expression connue ou un proverbe.

  • tirer à boulettes rouges (tirer à boulets rouges)
  • vieux motard que j’aimais (mieux vaut tard que jamais)
  • on n’est pas sorti de l’eau, Berthe! (on n’est pas sorti de l’auberge)
  • être né à la belle étoile (être né sous une bonne étoile)

Homonymie

On dit que deux mots sont homonymes quand ils se prononcent de la même façon, par exemple poux et pouls.

  • Nous sommes très près d’avoir des problèmes, à seulement deux maîtres d’être suspendus de l’école! (au lieu de mètres)
  • Je n’ai jamais rencontré un cancre pareil, c’est un sot périlleux! (au lieu de saut)
  • Mais le bébé, il sait pas, il sait pas à quel sein se dévouer,
    pour lui, c’est la mère à boire. (Marc Favreau [Sol]; au lieu de saint, vouer et mer)

Paronymie

Les paronymes sont des mots qui se ressemblent, mais qui n’ont pas la même signification, par exemple poison et poisson.

  • chercher une anguille dans une botte de nain (chercher une aiguille dans une botte de foin)
  • être chargé comme un mulot (être chargé comme un mulet)
  • vendre son âne au diable (vendre son âme au diable)
  • ouvrir une boîte de pandas (ouvrir une boîte de Pandore)
  • il y a loin de la soupe aux lièvres (il y a loin de la coupe aux lèvres)
  • une vérité de la police (une vérité de La Palice)

Polysémie

On dit qu’un mot est polysémique quand il a plusieurs significations. Par exemple, lâche veut dire « pas assez serré » ou « peureux ».

  • Il aime jouer aux dames, il a des robes plus jolies que les miennes!
  • Pour donner à sa maison un air d’été, il a accroché une jardinière sous sa fenêtre… la pauvre a hurlé toute la journée qu’on vienne la secourir!

Création

On peut aussi créer des calembours en inventant ou en déformant des mots. Par exemple, on peut joindre deux mots pour en combiner le sens (mot-valise).

  • Être le coq louche de la bande (être la coqueluche)
  • L’alpha et l’homme-méga (oméga)
  • J’en avais assez de travailler comme cloporte-gobelet dans un bureau sans âme.
  • Elle aimait la musique du monde et les mariacha-cha-cha!

Autres exemples :

  • Mon collègue fait de l’assiduité gastrique. (Il saute toujours son repas du midi.)
  • Cette imprimante me fait mauvaise impression.