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fusse-t-il

La tournure fusse-t-il est une erreur de conjugaison du verbe être fréquente dans les écrits.

Dans la langue administrative, il est préférable d’utiliser qu’il soit, au subjonctif présent :

  • Notre vision est de veiller à ce que chacun des lieux historiques nationaux du Canada, qu’il soit de propriété fédérale ou non, présente une bonne santé écologique.

Par ailleurs, la forme inversée fut-il (sans accent circonflexe) et ses dérivés fut-elle, furent-ils et furent-elles sont employés au passé simple de l’indicatif pour créer un effet de style ou dans des phrases interrogatives :

  • Car il fut un artiste, et ce qu’il fut, il le fut par l’art. [...] Ainsi fut-il, ainsi fut sa mort, ainsi vivra-t-il jusqu’à la fin des temps. (extrait de l’oraison funèbre pour Ludwig Van Beethoven)
  • Aussi fut-il/furent-ils heureux d’apprendre que...
  • Votre enfance fut-elle heureuse?

Le barbarisme fusse-t-il peut venir de la confusion avec d’autres formes correctes de conjugaison, comme :

  • fut-ce (du passé simple de l’indicatif il fut)
  • fût-ce (du subjonctif imparfait qu’il fût)
  • fussent-ils (du subjonctif imparfait qu’ils fussent)

Fusse-t-il peut aussi avoir été créé en pensant que le tour il fusse est correct, alors qu’il s’agit d’une erreur de conjugaison. Au subjonctif imparfait à valeur de conditionnel, on écrit qu’il fût (ou fût-il) et non qu’il fusse. Mais on dit correctement : que je fusse, que tu fusses, qu’ils fussent.

La tournure fût-il équivaut à « même si, peu importe qu’il soit ». Elle relève cependant de la langue littéraire :

  • [...] tant qu’on me laissera le libre arbitre, je refuserai quiconque se présentera pour être mon mari, ce prétendant fût-il millionnaire, fût-il prince! (Alexandre Dumas)

Renseignements complémentaires

voir FÛT-CE/NE FÛT-CE QUE/N’ÉTAIT QUE/N’EÛT ÉTÉ.