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Juridictionnaire

bridé, ée / brider

La langue générale possède toute une série d’expressions formée à l’aide du mot bride pour exprimer la retenue, l’extrême prudence, la surveillance étroite, ou leur contraire.

On rencontre l’emploi du verbe brider ou de son participe passé avec un complément de nom de personne ou de chose au sens d’empêcher quelqu’un d’agir en toute liberté, de contenir, freiner, gêner, réprimer. Brider qqn par un contrat. Brider, c’est, pour une chose, gêner son évolution, entraver son développement. « La loi nouvelle ne s’est pas bornée à codifier purement et simplement la jurisprudence, elle a également formulé certaines solutions que la jurisprudence, bridée par les principes généraux, n’avait pas consacrée de sa seule autorité. »

Brider s’apparente à brimer et s’associe généralement aux mêmes substantifs que lui, surtout au mot liberté : « Des groupements de toutes sortes avaient souvent ébranlé l’autorité de l’État et étroitement bridé la liberté des individus. » « Le Code civil ne consacre aucun chapitre, ni même aucun article, aux personnes morales. Cette attitude a été volontaire de la part de ses auteurs : elle traduisait une réaction contre les errements de l’Ancien régime, une méfiance envers les groupements de toutes sortes qui avaient souvent ébranlé l’autorité de l’État et étroitement bridé la liberté des individus. ».