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Juridictionnaire

jargon

  1. On entend par jargon des juristes ("legalese") soit les mots ou les expressions employés par les spécialistes du droit dans leur pratique que les non-juristes trouvent difficile à comprendre et qui enfreignent parfois les principes de la lisibilité juridique ou de la compréhension propres à une communication efficace, soit l’argot entendu dans l’usage commun, comportant des formes relâchées, familières, voire fautives de la langue du droit, soit encore le galimatias et le charabia ("gobbledygook"), forme de baragouin ou de jargon prétentieux fréquent dans la langue de la pratique et qui ne tient aucunement compte des règles de simplification du langage juridique.

    L’expression jargon juridique renvoie généralement à la propension de certains juristes à s’exprimer de façon incompréhensible pour le grand public, par exemple dans la rédaction embrouillée et ampoulée des actes sous seing privé (baux, contrats…) qui rend ardue pour le client la bonne compréhension de ses droits et obligations ou, plus généralement, des textes juridiques pertinents.

  2. On le voit, le mot jargon se prend surtout en mauvaise part. Mais il a aussi une acception méliorative. On dit ainsi qu’une tournure ou une phrase est dans le jargon des juristes ("legalism" ou "lawyerism") pour désigner les emplois particuliers à la langue de la pratique qui n’enfreignent pas les règles du bon usage ou du français.

    Ce peut être l’argot entendu au sens technique, soit une forme de langue dont une partie du lexique spécifique est ou bien liée à l’exercice du droit considéré comme évoluant dans un cercle fermé (l’argot du Palais), ou bien élaborée pour former une langue (la langue de bois) dont la compréhension, étant seule accessible aux initiés ou aux membres de la profession, nécessite une formation spécialisée ou une longue fréquentation de textes particuliers relevant d’un des discours du droit.